Untitled Document
 
 
 
 
 
 

Que dois-je faire si je crois avoir un trouble anxieux?

La toute première chose à faire est d'en parler à votre médecin de famille qui vous fera un examen physique complet afin d'écarter un problème physique qui ne serait pas d'origine anxieuse.  Bien des gens qui souffrent de panique, par exemple, ont déjà été à l'urgence et ont été renvoyés chez eux parce qu'ils n'avaient rien. Une fois que votre médecin aura établi que vous souffrez effectivement d'un trouble anxieux, posez-lui des questions sur les ressources de traitement offertes dans votre région. Les psychiatres, les psychologues et les travailleurs sociaux qui détiennent une formation spéciale dans les troubles anxieux font partie des professionnels de la santé mentale qui peuvent vous être utiles.  Ne vous découragez pas si vous devez attendre avant d'obtenir un rendez-vous. En effet, il existe des organisations dans bien des quartiers et des villes qui offrent des solutions et peuvent diriger les personnes aux prises avec des troubles anxieux vers des groupes d'entraide.  Beaucoup de livres traitent également de ce sujet et plusieurs sites Web offrent un soutien en ligne.  Ce sont des ressources très précieuses qui vous aideront à vous en sortir.

Actuellement, il existe deux grands types de traitement qui ont fait la preuve de leur efficacité dans les troubles anxieux.  Il est fréquent qu'on ait recours aux deux méthodes de traitement, mais chacune a son efficacité propre.

  1. Le traitement médicamenteux
  2. La psychothérapie

Le traitement médicamenteux

Ce type de traitement fait appel à des médicaments d'ordonnance, comme les antidépresseurs, qui sont conçus pour soulager les symptômes associés à l'anxiété et à la panique. Ces médicaments peuvent être prescrits par un médecin de famille ou par un psychiatre. Chaque médicament peut causer ses propres effets secondaires, mais en général ceux-ci s'estompent ou sont mieux tolérés au fur et à mesure que le corps s'habitue au médicament.  Une fois qu'on a trouvé le médicament qui, tout en étant efficace, est bien toléré, celui-ci devra être pris pendant une période minimale de six mois.  Beaucoup de spécialistes sont d'avis que ces médicaments doivent être pris pendant au moins deux ans pour corriger certains des effets du trouble d'anxiété ou pour traiter la dépression souvent présente en même temps. Il arrive que certaines personnes en aient besoin toute leur vie.  Ces médicaments sont en général bien tolérés, mais pour restreindre leurs effets secondaires, le traitement est en général amorcé avec une très petite dose qui sera ensuite augmentée progressivement.  Inversement, en fin de traitement, la dose doit être diminuée très graduellement. 

Les benzodiazépines font partie des médicaments que l'on peut prescrire contre les troubles d'anxiété. Ces médicaments devraient être prescrits à faible dose et selon un horaire régulier, et non au besoin.  Comme ils comportent un risque d'accoutumance, il est préférable de les prescrire sur une très courte période de temps.  

Souvent, les personnes qui souffrent de surcroît d'un trouble bipolaire et celles qui ne répondent pas efficacement à un seul médicament auront besoin d'un antipsychotique atypique.  Ce type de médicament peut être très utile pour obtenir une guérison complète.

La psychothérapie

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la principale forme de psychothérapie utilisée pour traiter les troubles d'anxiété. Cette forme de traitement est parfois utilisée seule. La TCC peut se dérouler individuellement ou en petits groupes. La composante cognitive du traitement  consiste à repérer les pensées et les schémas de pensée générateurs d'anxiété et à les remettre en question. Supposons qu'au moment où vous commencez à ressentir de l'anxiété vous vous dites  :  « Que va-t-il se passer si mes étourdissements signifient que je suis en train de subir un accident vasculaire cérébral (AVC)? »  On peut alors vous inviter à évaluer cette pensée et à vous demander si ces étourdissements impliquent toujours un AVC, s'il peut y avoir d'autres explications à ces étourdissements et quelles sont les conséquences probables de ces étourdissements.

La composante comportementale de la TCC consiste à se confronter aux situations, aux sensations et aux pensées que l'on en est venu à éviter par crainte de ressentir de l'anxiété.  Cette démarche, appelée exposition, s'accomplit graduellement, par petites étapes.  En s'exposant petit à petit, on apprend à ressentir de l'anxiété dans une situation particulière sans se sentir mal.  On comprend ainsi que l'anxiété ne tue pas et qu'elle ne rend pas fou et, ce faisant, on apprend à affronter certaines situations et sensations que l'on évitait, pour finalement être en mesure de dominer ses sentiments d'anxiété plutôt que de se laisser dominer par eux.    

Cet outil de traitement est utilisé de façon légèrement différente pour chaque trouble d'anxiété.

Trouble d'anxiété sociale

Le traitement comprend une thérapie cognitivo-comportementale, individuelle ou en groupe, qui peut s'accompagner ou non d'un traitement médicamenteux. Cette démarche suppose de la part de l'individu de se confronter aux idées qui l'amènent à adopter un comportement d'autopunition ou à être dur avec lui-même.

Trouble de stress post-traumatique

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la médication constituent les formes de traitement les plus couramment utilisées pour soigner l'état de stress post-traumatique.

Trouble obsessionnel compulsif (TOC)

La thérapie comportementale (aussi appelée exposition avec prévention de la réponse [EPR]) et la thérapie cognitivo-comportementale sont les formes de traitement les plus utilisées.  Certains médicaments se sont également montrés efficaces pour traiter les TOC.

Trouble d'anxiété généralisée

Le trouble d'anxiété généralisée pose parfois des difficultés diagnostiques, car contrairement au trouble panique ou au TOC par exemple, il ne se manifeste pas par des symptômes aussi spectaculaires. Il est donc très important de parler de votre état à votre médecin généraliste.  La thérapie cognitivo-comportementale est la méthode de traitement couramment utilisée. Elle suppose divers apprentissages comme apprendre à résoudre les  problèmes, accepter de vivre des émotions négatives et de l'incertitude, s'initier aux méthodes de relaxation, évaluer ses pensées et utiliser certains outils pour gérer l'anxiété.  Le traitement médicamenteux peut également être un outil efficace pour soigner le trouble d'anxiété généralisée.
  
Phobie spécifique

La phobie spécifique répond très bien à la thérapie comportementale ou thérapie d'exposition.  De plus en plus de données montrent que la thérapie cognitivo-comportementale est également très utile pour traiter les phobies. Dans la majorité des cas de phobies spécifiques, cependant, il n'y a pas lieu d'administrer de médicaments. 

Trouble de panique
Le traitement comprend une thérapie cognitivo-comportementale. Elle peut aussi s’accompagner d’un traitement médicamenteux. Dans le cas de l’agoraphobie, seule la thérapie cognitivo-compartementale est recommandée.

Enfants et adolescents
Le traitement comprend une thérapie cognitivo- comportementale et peut s’accompagner d’un traitement médicamenteux, mais avec précaution. Le traitement pour enfants s’applique de façon différente que chez les adultes que chez les enfants dues à leur âge et niveaux de développement. De plus amples renseignements sur les troubles anxieux chez les enfants et adolescents vous seront disponibles dans les mois qui suivent.

 

 
  Untitled Document
 
 
 
 

Par courriel:
contactus@anxietycanada.ca

 


Copyright©2007 Association Canadienne des Troubles Anxieux, Tous droits réservés

Déni : L'inclusion des hyperliens externes ne constitue pas l'approbation, la recommandation, ou l'approbation de ces emplacements ou de leur contenu. Ce site Web ne porte aucune responsabilité de l'exactitude, de la légalité ou de la teneur des emplacements externes ou de cela des liens suivants. Ceux qui visitent ou emploient ce site Web, les liens, ou n'importe quelle autre information assument tous les risques associés en conséquence.